Le Refuge Alpin de Charlotte Perriand
En 1940, peu après l'occupation allemande de Paris, Charlotte Perriand quitta la France pour travailler au Japon, revenant dans son pays six ans plus tard après un détour par le Vietnam, où elle attendit la fin de la guerre. Une fois de retour en France, elle se mit à travailler sur un resort peu récompensé dans le village de Méribel, passant deux années entières à concevoir ses intérieurs. Lorsque le constructeur britannique se retrouva à court d'argent, elle proposa de payer Perriand avec un terrain.
Elle choisit un terrain dans une prairie abritée par des épicéas et des peupliers, délimité par un ruisseau de montagne. Plus de dix ans plus tard, en 1961, elle construisit enfin son refuge dans les bois, un délicat compromis entre tradition et modernité, entre communauté et isolement, pure expression de son esthétique singulière.
Bien que le projet initial de Perriand prévoyait un toit incliné recouvert de végétation, un geste adapté à ses premiers projets d'hôtels, eux-mêmes inspirés par les maisons traditionnelles norvégiennes, les règlements locaux exigeaient des toits à croupe, les précédents typologiques de la Savoie. >, raconte Pernette Perriand, fille de Charlotte.
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De Mountain House: Studies in Elevated Design de Nina Freudenberger. © 2023 De Nina Freudenberger. Photographies © 2023 de Chris Mottalini. Texte de Michael Snyder. Publié par Clarkson Potter, une imprint de Random House, une division de Penguin Random House.