Meilleures Choses à Faire:
- 1. Itinéraire pas à pas pour un week-end à Parma
- 2. La Cathédrale de Parma avec la coupole de Correggio
- 3. Le Baptistere
- 4. Le Palais Épiscopal et le Musée Diocésain
- 5. Les Monastères de San Giovanni Evangelista et de San Paolo
- 6. L'Église della Steccata
- 7. Le Teatro Farnese et le Teatro Regio
- 8. Le Palazzo della Pilotta
- 9. Les plats typiques de Parma
Itinéraire pas à pas pour un week-end à Parma
Qui dit qu'un séjour à Parma (capitale italienne de la culture 2020) est ennuyeux se trompe lourdement. La deuxième ville la plus peuplée de l'Émilie-Romagne après Bologne est un concentré d'art, d'histoire et de gastronomie qui mérite une attention tant pour ses monuments et musées que pour les heures passées les jambes sous la table.
Fréquentée par Correggio et Parmigianino, centre mondial de la musique classique et patrie de certains des produits gastronomiques les plus délicieux au monde, cette ville regroupe tellement de richesses en si peu d'espace que la question "que voir à Parma ?" devient rhétorique et la réponse est "tout".
La Cathédrale de Parma avec la coupole de Correggio
La visite de Parma doit nécessairement commencer par la Piazza del Duomo, peut-être l'une des places les plus scénographiques de la planète, compte tenu des trois monuments qui en marquent les frontières depuis presque mille ans. Le premier est la cathédrale de la ville, l'un des exemples les plus précoces du style roman lombard, un manuel de techniques constructives et de styles qui se sont superposés au fil du temps. La structure, en effet, remonte à 1100 et présente une façade à pignon avec des trilobes à plein cintre, des arcades suspendues qui suivent les pentes du toit et un portail précédé d'un protiro. L'intérieur est recouvert de fresques du XVIe siècle, dont la plus célèbre décore la coupole : œuvre de Correggio datée de 1526, la décoration met en valeur la configuration architecturale et représente l'Assomption de la Vierge.
Le Baptistere
Adjacent au Duomo se trouve le Baptistere, construit par Benedetto Antelami à la fin du même siècle. L'édifice s'élève au-dessus d'un ruisseau qui, dans les temps anciens, alimentait sa monumentale source baptismale permettant de recevoir le sacrement. Le plan est central : un octogone parfait dont les murs sont recouverts de marbre rose de Vérone. Divisible en hauteur en plusieurs niveaux, le premier est formé d'arcs en maçonnerie et de la strombature de l'entrée ; les autres parties racontent en images la vie de Jésus, de Marie et de Saint Jean-Baptiste jusqu'à la Crucifixion. La narration se poursuit idéalement dans la coupole, où la Jérusalem céleste est représentée.
Le Palais Épiscopal et le Musée Diocésain
Pour clôturer Piazza del Duomo, se trouve enfin le Palais Épiscopal, un édifice médiéval qui abrite aujourd'hui les salles du Musée Diocésain de la ville. Cela montre la diffusion du christianisme à Parma en mettant particulièrement en valeur le sculpteur Antelami : ici, en effet, ont été transférées presque toutes les statues originales des deux édifices sacrés, y compris les archanges Michel et Gabriel, le Roi Salomon et la Reine de Saba.
Les Monastères de San Giovanni Evangelista et de San Paolo
Dans le domaine religieux, il est possible de visiter deux monastères toujours parfaitement conservés à Parma.
Le premier est celui de San Giovanni Evangelista, dont l'église a été embellie par Correggio qui, une fois de plus, a donné le meilleur de lui-même dans la coupole en peignant les apôtres reposant sur des nuages et un Christ central. Le couvent est formé d'une série de quatre cloître et conserve la Spezieria : une ancienne pharmacie réservée aux moines.
Non loin se trouve, malheureusement moins connu, le monastère de San Paolo : Correggio y a également travaillé, s'inspirant de la Chapelle Sixtine et de la Salle de la Signature de Raphaël, peignant ce qui est aujourd'hui connue sous le nom de Chambre de San Paolo ou Chambre de la Prieure.
L'Église della Steccata
L'Église della Steccata est le nom familier donné à Parma à la Basilique de Sainte-Marie, dont la façade représente une Madone allaitant Jésus. L'icône est rapidement devenue un centre de dévotion, tant que, pour contenir le flux de personnes prêtes à lui rendre hommage, il a fallu construire une barrière pour la protéger. Parmi les artistes de ce chantier pictural, on trouve aussi Parmigianino, qui réalisa sa dernière œuvre avant de perdre la raison : Les vierges sages et les vierges folles du Vangile de Matthieu, visibles dans le sous-arc de la coupole.
Le Teatro Farnese et le Teatro Regio
Parma compte deux théâtres d'une grande valeur historique et culturelle. Le premier est le Teatro Farnese, construit au XVIIe siècle avec un dispositif scénique mobile : les acteurs pouvaient être suspendus au plafond et la cavea pouvait être remplie d'eau pour les spectacles. Malgré cela, le théâtre n'a jamais ouvert au public et a seulement accueilli neuf représentations privées.
Beaucoup plus utilisé est le Teatro Regio, aujourd'hui l'un des temples de la musique au même titre que la Scala de Milan ou le San Carlo de Naples.
Le Palazzo della Pilotta
Le Teatro Farnese est situé dans le Palazzo della Pilotta, une construction voulue par Ottavio Farnese à la fin du XVIe siècle comme dépendance de son Palais Ducal. Dans sa cour, les soldats espagnols jouaient souvent à la pelota, et c'est de là que vient le nom du complexe. À ne pas manquer dans les salles : la collection Farnese ; l'escalier monumental ; le Musée Archéologique ; le Musée Bodoniano ; la Galerie Nationale, qui abrite, entre autres, des œuvres de Correggio, Parmigianino, Léonard, Van Dyck, Tintoretto et Tiepolo.
Les plats typiques de Parma
Parma est un véritable foisonnement d'art et d'histoire, mais aussi de plats typiques exquis pour recharger ses batteries entre deux monuments. En commençant par le jambon cru, le culatello de la proche Zibello et le saucisson de Felino qui l'ont rendue célèbre dans le monde entier, sans oublier les cappelletti, les tortelli, les viandes bouillies, la tripe, le parmigiano et le brasero de bœuf.